coup de gueule

Créateur de chef d’oeuvre

Ce matin je flâne a l’hôtel, l’un de mes derniers clients a repoussé notre rendez-vous vers 13h, et il me laisse le temps de fureter avec curiosité sur Twitter, petit plaisir volé grâce à cet imprévu, café à la main, je lis donc tous mes « z’oiseaux avec attention, curiosité, intérêt.

un tweet de François Bon attire mon attention : j’attend le chef d’oeuvre

Et voilà…quiétude matinale tu exploses en plein vol à la lecture de billet.

« J’attends le chef d’oeuvre », formule lapidaire et arrogante d’un pseudo-intello coincé dans ses croyances archaïques, ou provocation choisie?

Démonstration classique, basique, et infantile de celui qui n’a plus pratiqué la gymnastique cérébrale de la curiosité insatiable, du shoot de la découverte, de l’adrénaline de la recherche. Comment peut-on encore de nos jours, rester sur des chemins qui ne sont plus fréquentés que par des dinosaures handicapés?

Pourtant il me vient à l’esprit que la question entraînait la réponse. Quand va t’on enfin comprendre qu’il n’y a AUCUNE différence entre lire sur un support numérique ou lire un bouquin papier pour celui ou celle qui aime lire? Ces questions aujourd’hui me paraissent destinées à prolonger une polémique qui est pour le lecteur, déjà largement dépassée. La question est alors une sorte de bâton pour mieux se faire battre.Pourquoi demander « que pensez vous du support numérique pour la lecture? Demandes t’on aujourd’hui « vous préférez écrire une lettre ou un email? En fait les deux sont utiles non?

« J’attend le chef d’oeuvre »…Entre nous, compte tenu de la quantité de bouquins imprimés dans le monde, je me dis qu’il y a un certain nombre d’entre eux qui sont vraiment des chefs d’oeuvre, mais aussi un bien plus grand nombre qui sont des navets. Savoir guider son choix, n’est pas affaire de support, être curieux de ce qui nous est proposé nous fait bien entendu rencontrer des navets, en numérique comme en papier.

Rencontrer le Chef d’oeuvre, c’est s’ouvrir à un état permanent de découverte sans à priori, avec bienveillance et générosité envers celui qui écrit, et qui sera peut-être l’auteur du Chef d »‘oeuvre de demain. C’est aussi aiguiser son esprit à plus de souplesse…

Le lecteur « qui attend le chef d’oeuvre » me fait penser à ces personnes qui, toute leur vie, attendent la fortune sans jamais se bouger, le bonheur sans jamais le provoquer.

Nous sommes des créateurs de Chefs d’oeuvre si nous émettons cette énergie de curiosité bienveillante à l’égard des auteurs. Croire en l’impossible ouvre à tous les possibles.

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