La vie tout simplement

Mon abeille

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Tu t es envolée mon abeille, tu es restée vivante jusqu’ au bout, tournée vers ta  lumière, acharnée de la vie.

Dimanche, la fatigue t a anéanti, nos mains serrées, pas de mots, juste être là quand tu ouvres un œil, tu murmures : tu es là, ça me rassure.

Lundi tu allais mieux, tu as organisée notre après midi, un peu de repos main dans la main, un peu de mots qui n exprimaient que l espoir et le souci de tes enfants, un peu de lecture  à tes cotés, pour que tu puisses te reposer, des massages avec cette huile qui sentait le printemps, un câlin immense enfin au moment du départ, intense, tes yeux dans les miens, tes bras autour de mon cou. On s est dit a mercredi, c est le jour des mômes.

Je pars et je t’entends m’appeler, crier mon nom. Je te revois furieuse : j’avais oublié de débrancher ton téléphone. Je crois en fait que ce cri était un appel que je n’ai pas su entendre.

Et puis je suis rentrée auprès de ma tribu, maison d’été pleine d’enfants, de cigales et de bruits.

Mardi tu as rejoins d’autres jardins, d’autres lumières, après un périple en ambulance pour lequel on en voudra à jamais à ces hôpitaux qui transfèrent les grands malades pour éviter de les voir terminer leur vie en leurs locaux. Je hais depuis cet hôpital marseillais sans âme ni courage.

Je ne peux exprimer tous ces liens qui, au fil des jours et des nuits, se sont tissés entre nous.

Je me souviens de Ste Maxime, deux jeunes mères avec leurs bébés filles. D’emblée tu remets un biberon dans le bec d’Anne, et lorsque je te dis: elle ne boit plus  au bib, tu ris aux éclats devant ma fille ravie, le bib au bec!

Je me souviens de la naissance d Amaury, ces allers retours entre ta chambre et le service de néo-nat: dis moi comment il va, et je reviens, ca va, la transfusion se passe bien, dis tu ne veux pas remonter voir, il, va bien, aller retours…

Je me souviens de cette saleté de maladie, attaque sournoise, et toi, battante, et triomphante, tu as su la remettre à sa place, vivre l’instant, active, électrique, tendue vers les autres.

Je me souviens de ton arrivée dans le sud, chez nous la première nuit, nos rires devant ces jours à venir à vivre a coté. Je me souviens … Je t aime. Tu me manques. L amitiés ne s éteint pas, elle se transforme, mais que la transformation est dure.

Depuis mardi le soleil à baissé ses rideaux pour nous, les cigales chantent faux, on se traine sans toi. Il me vient l envie de t appeler, de prévoir d aller te voir, puis le vide s installe.

Mireille mon abeille. Aout 2011vol_heureux_dabeille_autocollants-rd307867a6b5647da884fbcfcf46e13f9_v9waf_8byvr_324

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